Je suis partie bien à l' heure
J'ai pris le train
En direction du c½ur
Pas vu le train
Je me permet de commencer ce nouvel intermede
platitude, maintenant si nécéssaire, par ce que j'aime appeller "paradoxe logique":
"
Ce que je dis est un mensonge"
Si cette affirmation est vraie, alors c'est qu'elle est fausse.
Par contre si elle est fausse, c'est qu'elle est vraie.
Je vous laisse méditer là dessus.
C'est un effet placebo, que sont les mots, aux maux... c'est
sibyllin je vous l'accorde.
Et qu'est-ce qu'on fait
On prendra le prochain
Sur l'autre quai
il faut pas se mentir, nous sommes la génération
skyblog (mais pas encore skyrock, heureusement!),
MSN, numérique,
iTunes,
micro/nano/mini/slim, texto, fautes d'ortographe assumées, Photoshop,
YouTube, Converse All Star, LTC, Diesel, téléphone portable (
appareil photo, caméra, sonneries mp3), night club, télé "
réalité", Glamour... Génération accent des banlieues certainement mieux étudié que n'importe quel cours de langue par les jeunes ephebes, des paroles de
chanson incroyablement dénuées de sens, des clips aussi
bidons que leur chanson de rappeurs
frustrés de ne pas être
ricains et donc, de ne pas pouvoir se trémousser près de la piscine de la
villa avec les minettes astreintes à danser en
bikini sur leur
boum boum boum et il faut croire que ce n'est pas une sinécure..
Nos corps ces grands voyageurs
Roulent oui mais
Oui mais les sautes d'humeurs
C'est sans arrêt
L'esprit
grégaire, face à nous, est sans doute moteur
existentiel, et me parait
ridicule (
dans le sens où il est perçu ici bien entendu). Toutes les idées véhiculées par la new-génération des
médias, ne nous le cachons pas, nous
lobotomisent à vitesse grand V, nous uniformisent. Il faut rajouter à cela l'effervescence dans laquelle ils plongent qui n'accentue que plus le
phénomène de transmission. Oui c'est bel et bien une maladie
virale, l'épidémie est
incurable, pas de trithérapie possible si ce n'est la
claustration. Pas de
miracle ici bas. Personellement, ca me révolte. Pourtant, et bien malgré moi, je ne peux m'empécher de céder face à cet élan. Pire encore, je me glisse dans la
masse, espérant cependant, pouvoir inéxorablement me sortir du lot. Vaste
projet me semble-t-il. Cela étant, le fait ne serait-ce que d'y penser...
Et pourquoi ?
Oui pourquoi ?
Et ça cogne, et ça saigne,
Et ça sent la fin de règne
La question inévitable est la suivante:
Pourquoi? parce que je prétends de pas me résumer à un
gloussement pour tout mode de communication. Non, et ce n'est pas par vantardise, que je peux revendiquer mon amour pour les
mots, et c'est comme ca c'est tout. Certaines personnes ne me contrediront pas! Parceque même en étant soit disant
etriquée dans mes bottes, mon esprit demeure
ouvert et libre. Ma vie ne se limite pas à une simple recherche du "
in" et une crainte considérable de l' "
out". Parceque ce qu'elles ne savent pas, c'est que la
mode ne devrait pas être qu'
actuelle. Oui, elles sont à la
mode. Mais la quête réelle serait celle du
style. Encore faut-il entrevoir la nuance.
Et chaque fois nos trains qui déraillent
Nous ne sommes pas de taille
Chaque fois nos c½urs qui déraillent
Et nos têtes, alouette, la vie n'a ni queue ni tête
"
Dans ce monde où les petites choses deviennent grandes, un geste, un mot, perdent un débutant. Le principal mérite des belles manières et du ton de la haute compagnie est d'offrir un ensemble harmonieux où tout est si bien fondu que rien ne choque" disait un certain "de Balzac" et il n'avait pas tord. C'est etrange comme l'accession à un certain
prestige était d'ores et déjà essence. Bien sur, il ne faut pas oublier le contexte, le
titre du livre si évocateur "
les illusions perdues"... à vous de voir et de comprendre. Voilà, c'est tout !
Chaque fois nos trains qui déraillent
S'engouffrent dans la faille
Chaque fois nos c½urs qui déraillent
Et la tête, alouette, la vie n'a ni queue ni tête
Stendhal pour continuer dans les classiques, ou plutot devrai-je parler de Julien Sorel, puisque le rêve est le sien. Bien, l'
ascencion vers un monde qui n'était certainement pas le sien l'a conduit à
tuer la femme qu'il aime. Et tout se résume selon moi, en un seul et même mot :
Passion. Et encore, à l'heure d'aujourd'hui je me demande quelle était celle qui fut maîtresse de son existence.. l'
amour ou la
gloire? Ou bien si la passion est-elle réellement
motrice, et si aujourd'hui la passion a-t-elle lieu d'être ou tout au moins, est-elle
tolérée...
Oh mais pourquoi les hommes déraillent ?
Et se livrent bataille ?
Dis pourquoi les hommes déraillent ?
C'est un fait, alouette, la vie n'a ni queue ni tête
C'est pourquoi le monde déraille
Et est mort à la bataille
pas grand chose finalement, une
réflexion qui murie petit à petit et qui s'éloigne,
divague, qui se perd sans doutes. Mais une envie soudaine de changer le débat et peut etre de l'
élever!
PARCEQUE JE SATURE D'UNE ATTITUDE QUASI GENERALISTE
QUI N'A NULLEMENT BESOIN D'ETRE ENVIEE CROYEZ MOI (ou non).
Mais pourquoi le monde déraille ?
Et ça cogne, et ça saigne,
Et ça sent la fin de règne
C'est un fait, alouette, la vie n'a ni queue ni tête
pour faire plus simple : arrêter votre
cinéma "
slt chérie! so stylé so vip so class so glams so sexy! jte kiss jtm jte kiff tmtc" c'est totalement ridicule... et arrêter aussi de
mélanger des choses sans rapports, qui n'ont aucunement lieu d'être mélanger!
et pour finir..."
Vive la République, Vive la France !"
C'est un fait, alouette, la vie n'a ni queue ni tête